Les plaques d'égout

Les plaques d'égouts étaient fabriquées généralement à la fonderie Quéruel à Flers qui a été reprise par Sonofoque qui a fermé en décembre 2002 à cause d'une liquidation judiciaire. On les trouve un peu partout en France.

Egalement connue sous le nom de regard de chaussée, la plaque d'égout constitue le couvercle de la bouche d'égout. Sa vocation est prioritaire, utilitaire et sécuritaire : il s'agit de limiter l'accès des réseaux d'assainissement souterrains aux seuls professionnels et d'éviter les accidents sur la voie publique. Son poids est pour ce faire conséquent : plus de 50 kg.
L'Inde est devenue le principal producteur de plaques d'égout, poussant ainsi à la fermeture de beaucoup de fabricants d'autres pays, grâce à ses bas-salaires.
En France, le fabricant le plus connu est la compagnie Saint-Gobain qui les fabrique à Pont-à-Mousson.

Pourquoi sont-elles rondes ?
Parce que c'est la forme la plus simple à produire pour empêcher que la plaque ne tombe au fond du trou (elle est en effet d'un diamètre légèrement plus grand que celui du trou), ce qui est un facteur de sécurité pour les égoutiers qui travaillent au fond. Par exemple, une plaque carrée pourrait tomber si on l'introduisait par la diagonale d'un trou carré. On aurait pu employer d'autres formes comme le triangle, ou bien encore une courbe de largeur constante. Une forme ronde est également plus facile à manipuler pour les ouvriers ou les égoutiers puisqu'on peut la faire rouler et qu'on peut la replacer sans avoir à l'aligner (tout ceci du moins pour les plaques qui s'enlèvent complètement, car certaines ont une patte de retenue et ne font que pivoter). De plus, pour le trou, la forme cylindrique est la plus solide et la plus simple pour éviter sa compression par la pression de la terre l'entourant. La plaque est donc de la même forme que le trou. Cependant, on peut trouver plus rarement d'autres formes, généralement carrées ou rectangulaires.

A la Biennale des Antiquaires de Paris en 2006 une galerie présentait une plaque d'égout pour la ville de Chandigarh, dessinée par le cousin de Le Corbusier, Pierre Jeanneret. Le dessin de cette plaque reprend le plan de la ville. Le réseau de galeries de la Capitale s'étendit rapidement et passa de 37 km en 1824 à 560 en 1871. Dès lors ces galeries durent en sus accueillir les conduites d'arrivée d'eau, et leur extension à toutes les rues devint nécessaires. L'adoption en 1889 du principe du "tout-à-l'égout" confirmera la nécessité de réaliser un véritable réseau de galeries de taille dégressive allant par une extrémité jusque sous chaque maison et par l'autre,"en aval" (puisqu'il s'agit d'écoulement) vers un lieu de traitement controlé des déchêts avant leur rejet dans la nature. On les appelle couramment "plaques d'égouts" parcequ'un grand nombre d'entre elles, lorsqu'elles sont assez larges pour laisser passer un homme, mènent aux réseaux des égouts. Mais bon nombre d'entre elles donnent l'accés à d'autres services tels lutte contre les incendies, etc. Les égoutiers sont là pour assurer le bon fonctionnement des égouts.


 

fonderie

Voici la fonderie de la Sonofoque de Flers maintenant détruite. (http://www.2angles.org/residence/urbamixite/urbanisme.htm)

plaque01

plaque02

Deux plaques d'égouts provenant de Flers.

Les plaques d'égouts sont aussi appelées des regards de chaussées. Ces plaques étaient fabriqués selon une des techniques les plus classiques de fonderie, c'est-à-dire à l'aide de moules en sable eux-même créés à partir de modèles en bois.
Ces moules sont à usage unique et cette technique simple ne permettait pas de forts rendements mais se prêtait bien à la production par de petites fonderies implantées un peu partout en France pour répondre directement aux besoins régionaux (exemple à Flers).
Pour les motifs, les thèmes sont assez limités, très géométriques et peu figuratifs. Motifs radiaux que ce soit en symètrie, lignes, arcs, points, cercles, carrés, triangles, étoiles et polygones divers.
Parfois figure le nom de la fonderie et/ou celui de la ville où elle se trouve, parfois celui de la ville où ces plaques ont été posées, ou, rarement, des armoiries ou un écusson.
Autrefois, dans certaines rues, c'était des pavés de bois qui recouvraient la chaussée mais cette technique ne resta pas longtemps car le bois glissait en temps humide.

http://www.manhole-covers.net/texte3fr.php

plaque_japon

Voici une plaque d'égouts originale qui se trouve au Japon
(http://www.partiraujapon.com/insolites/partir_au_japon_photos_insolites_plaques_egout.html)

 

les site visités : wikipédia, les regard de chausées et galerie les 2 angles.

Dylan et Hugo - DP3 2010-2011